Le Livre Sacré est actuellement disponible, en partie ou en totalité, en plus de 2000 langues. Il est le livre le plus diffusé et le plus lu dans le monde. Plus qu'aucun autre livre il a marqué l'histoire, son influence a imprégné bien des civilisations. Il a inspiré des milliers de poètes, et les codes de lois les plus modernes s'appuient sur les commandements divins.
Même le Coran s'en est inspiré et y fait souvent référence, il en encourage la lecture et autorise à croire en son contenu. Aucun autre livre ne l'a encore égalé. Mais comment ce livre premièrement rédigé en hébreu et en grec a-t-il été traduit en arabe? Voulez vous connaître l'histoire de la Bible arabe?

 

Les encouragements à lire le Livre Sacré sont consignés dans les sourates :  2:.85,91,130; Sr 3: 2,40, 44 et 48; Sr 5: 48, 50 et 52; Sr 6: 92; Sr 10: 38. Au décalage près, ce qui implique de rechercher au-dessus ou au-dessous des références. Voir d'autres références

 

Comme le lecteur l’a constaté avec le sujet sur l’histoire de la transmission des Saintes Écritures, le grec était la langue communément parlée au 1er siècle de notre ère. Le récit que fait le livre des Actes au chapitre 2, qui concerne ceux qui sont venus de toutes parts adorer Dieu à Jérusalem, fait bien référence à différentes langues comme par exemple l’arabe. Cette partie du livre des Actes des apôtres n’est pas à prendre comme une figure de style ou un exercice littéraire mais bien comme un récit, une nouvelle ou une actualité d'époque, car les juifs et les prosélytes étaient dispersés des confins de l’Assyrie à l’Espagne. 

Les premières traductions des originaux hébreux furent faites dans la langue universellement parlée et répandue pendant les siècles précédant notre ère : le grec. Elles étaient destinées aux juifs qui vivaient dans les régions éloignées (désignés sous le terme grec de "diaspora" qui signifie dispersion), et dont la coutume était de venir adorer Dieu et d'offrir des sacrifices à Jérusalem au moins une fois tous les trois ans. Les juifs considéraient les Saintes Écritures comme trop sacrées pour être reproduites dans d’autres langues ou dialectes, ce qui aurait pu en déformer le sens. Puis le ministère, l'enseignement de Jésus et des apôtres, furent eux aussi relatés dans cette même langue. Ainsi et en certaines circonstances, lorsque les premiers chrétiens prêchèrent et firent usage du Livre Sacré en dehors de la Palestine, ils devaient l'expliquer et le commenter dans le dialecte local. Mais comment en est-on venu à traduire Le Livre Sacré des langues originales vers l’arabe ? Qui sont les arabes et d’où viennent-ils ?

La culture arabe antique était surtout orale. Les caravaniers étaient de formidables sources d'informations quand il s'agissait, pour un habitant proche de l'Indus par exemple, de savoir ce qui se passait sur les bords du Nil. Mais tous ces messages oraux devaient être recoupés avec d'autres sources, pour vérifier qu'ils transmettaient des informations historiquement réelles, plutôt que des récits de propagande vantant les qualités particulières d'un peuple ou d'une tribut au détriment d'un autre peuple. L'historien orientaliste Henri Charles considère que les documents doivent être "recoupés avec d’autres sources" pour être confirmés. Pour l'étude des peuples nomades il est particulièrement important, comme le recommande De Sacy dans ses Mémoires, d'utiliser plusieurs références afin de recouper les informations. De nombreuses sources de documentation existent, fournies par l'archéologie, les annales assyriennes mais également les livres de Job, la Thora, Flavius Josèphe et d'autres auteurs encore comme nous le verrons.

Selon Flavius Josèphe on trouvait des Arabes en Transjordanie et dans sa capitale Pétra, à Palmyre, Hauran, Homs (Émèsse), et il y avait des tribus arabes nomades en Syrie.

Depuis longtemps déjà les Saintes Écritures faisaient également allusion aux peuples arabes d'alors et à l'Arabie. Selon la Thora, en des temps très anciens, Moïse demeura quarante ans en Arabie auprès de Iéthro le Madianite (Ex. 2:15 à 3:1; Actes 7:29, 30). Plus tard, un événement très important eut lieu en Arabie, au mont Sinaï, au sud de la péninsule du même nom. C'est là que Yahwah, (hébreu : Yehwah, le Nom du Dieu des Israélites), donna la Loi à la nation d'Israël qui s'était rassemblée en ce lieu après sa libération d’Égypte (Ex. 19:1, 2). Quelque quinze siècles plus tard, l'apôtre Paul rappela cet événement en disant qu'il avait eu lieu au "Sinaï, une montagne en Arabie" (Gal. 4:25).

D'autre part, le drame que relate le livre de Job eut pour cadre le pays d'Uz, dans le nord de l'Arabie (Job 1:1), et les maraudeurs sabéens qui pillèrent les biens du "plus grand de tous les Orientaux" appartenaient sans doute à une tribu arabe dont l'ancêtre était Yoqtân (Job 1:3; Gen. 10: 26-28). Il semble que les trois "consolateurs" de Job et Élihu venaient de régions d’Arabie (Job 2:11; 32:2).  

 

Références complémentaires

La traduction est celle de Muhammad Hamidullah, traducteur certifié. Note : Parfois dans une sourate le verset donné en référence peut être décalé de un ou plusieurs versets selon la codification.

Dites:"Nous croyons en Dieu et en ce qu'on nous a fait descendre, et en ce qu'on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes de la part de notre Seigneur: nous ne faisons de différence entre aucun d'eux. Et à lui nous sommes soumis." Sr 2: 135

Et si tu as des doutes sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui dès avant toi lisent le Livre. Certes, la vérité t'est venue de ton Seigneur : ne sois donc point de ceux qui doutent. Sr 10:93

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