Les traductions des XIXème et XXème  siècles

 

Pour soutenir les catholiques au sein du monde islamique, de nouvelles traductions virent le jour, comme la traduction des Évangiles du Maronite Ya'qub ad-Dibsi, qui parut à Alep en 1691, et celle du copte Raphaël Tuki qui traduisit l'Ancien Testament à partir du latin (Rome, 1752). Puis le XIXème  siècle connut sept traductions, dont un Nouveau Testament qui fut édité en 1816 à Calcutta (traduit par Nathaniel Sabat et Thomas Thomason) et une traduction entière de la Bible faite par le journaliste syrien Shidyak.

La traduction de Van Dyck

Dans les années 1820, 1822, 1842, les Sociétés bibliques britannique et américaine ont imprimé la Bible arabe à plusieurs reprises, mais au milieu du XIXème  siècle, elles éditent une nouvelle traduction réalisée sous la direction de Cornelius Van Dyck, de Beyrouth, qui deviendra l'une des plus répandues. Avec l'aide de l'écrivain syrien Boutros al-Bustani et du cheik Yusuf al-Asir, Cornelius poursuivit la traduction entamée par Eli Smith, qui décéda entretemps.

Les traductions catholiques

Sous la direction de l'homme de lettres et futur archevêque de Damas, Joseph Daoud, les Dominicains de Mosoul publièrent entre 1875 et 1878 une traduction qui était une révision sur la base des textes hébreu et grec de l'édition romaine de 1671. Presqu'en même temps est parue une traduction faite par les jésuites de Beyrouth en trois volumes (1876-1880). Cette traduction, très appréciée pour sa beauté typographique est la plus populaire dans l'Orient catholique. Elle fut révisée en 1969. Dans notre siècle on compte quatre traductions du Nouveau Testament: celle de 1953, publiée par George Fakhoury, une autre en 1978 par Jusif 'Aoun à Beyrouth, et celle publiée en 1992 par l'Université du Saint-Esprit à Kaslik, au Liban, pour les maronites.

Les traductions en langues courantes

Dans chaque pays arabe il y a deux sortes de langue: l'arabe classique, qui est écrit et lu par les personnes instruites, et l'arabe parlé. Pour se mettre à la portée de tous, le problème de la traduction en langue courante se pose donc. Si l'on traduit en arabe vernaculaire, qui est différent dans chaque pays, cette langue ne sera comprise que par ceux qui la parlent. Ainsi les éditions Lowe and Brydone à Londres, ont produit dès 1967 une traduction du "Nouveau Testament" en vieux dialecte maghrébin dont voici une copie.

Évangile de Matthieu 6:1-19 en vieux dialecte maghrébin.

 

Puis le poète libanais Yusuf Al-Khal, éditeur littéraire du plus important journal libanais, Al-Nahar, qui avait le don de conter dans un arabe simple et classique, fit une traduction en langue courante avec l'aide d'une équipe de traducteurs. Le Nouveau Testament a été publié en 1978, la Bible entière est parue en 1988. Cette traduction est régulièrement disponible en Égypte.

Voici deux traductions du Psaume 83:18, l'une en dialecte l'autre en arabe littéraire

Dialecte (égyptien)

Littéraire

 

La plus récente des traductions (1999) et la plus fidèle au texte original. Traduction de Marc 4:1-9.

Cette excellente traduction est disponible en France et au Liban. 

 

Bibliographie sommaire.

Georg Graf- Geschichte der Christlichen Arabischen Literatur, vol. I (Città del Vaticano, 1944)
Joseph Henninger: Arabische Bibelübersetzungen vom Frühmittelalter bis zum 19.Jahrhundert (Zeitschrift für Missionswissenschaft, 1961, pp. 201-223)
The Christian Orient (Londres, The British Library, 1978)
L'Église d'Arabie (Romae 1979. Jacoub Hijazin).
Le christianisme des arabes nomades (Henri Charles. 1936).
Mémoires (De Sacy).
Les arabes chrétiens de Mésopotamie et de Syrie (François Nau. 1933).
Le dialogue d'Abraham de Tibériade (1971).

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