La chronologie et la datation des événements du Livre Sacré

 

Lorsque l'on veut connaître le mouvement des planètes il est nécessaire de posséder un référentiel. Il en existe plusieurs comme les référentiels héliocentrique, géocentrique, terrestre, etc...
En matière de datation, il en est de même. La chronologie biblique abordée sur ce site, utilise deux références dites « absolues », c'est à dire qu’elles sont unanimement reconnues et font autorité parmi les archéologues. La première correspond à la chute de Babylone, la seconde, à l'avènement de Tibère César. Dès lors, il devient aisément possible de situer les événements bibliques. Entre les dates qui servent de référence (14 CE, 539 BCE, 607 BCE, 997 BCE,1513 BCE, 1943 BCE), quand un point d’interrogation subsiste, il est bon de se rappeler les paroles du messie Jésus, qui a parlé du Livre Sacré en disant: « ta parole et vérité (Jean 17 :17) ». Depuis un peu plus d’un siècle, cette attitude s’est toujours avérée fondée. En effet, il est souvent advenu que plusieurs dizaines d’années après une datation supposée par quelques archéologues, celle-ci soit à nouveau revue et vienne confirmer la datation biblique comme plus exacte. 

La fixation de 539 avant notre ère comme année pivot est basée sur un document de pierre connu sous le nom de chronique de Nabonide (Nabonnaîd). Cet important document fut découvert dans des ruines proches de la ville de Bagdad en 1879; il est maintenant conservé au British Museum.

Note : La fixation de 539 avant notre ère comme année pivot est discutée. Certains proposent 519. Voir aussi le Temps des Gentils Reconsidérés par Carl Olof Jonsson. Pour le commentaire nous utiliserons 539, sachant qu'un décalage de 20 ans est possible

 

Une traduction de ce document a été publiée par Sidney Smith dans le livre Textes babyloniens historiques relatant la prise et la chute de Babylone (angl., Londres; 1924); en voici un extrait: "Au mois de tischritu [tisri, 70 mois hébreu], lorsque Cyrus attaqua l'armée d'Akkad à Opis, sur le Tigre (...) le quatorzième jour, Sippar fut prise sans combat. Nabonide prit la fuite. Le 16ème jour [11/12 octobre 539 avant notre ère selon le calendrier julien, ou le 5/6 octobre, calendrier grégorien], Gobryas (Goubarou), gouverneur de Goutioum, et l'armée de Cyrus entrèrent à Babylone, sans combat. Ensuite Nabonide fut arrêté à Babylone lorsqu'il [y] revint. (...) Au mois d'Arahsamma [marchesvan, huitième mois hébreu], le 3ème jour [28/29 octobre, calendrier julien], Cyrus entra dans Babylone, des rameaux verts furent étendus devant lui - l'état de 'Paix' (Sulmu) fut imposé à la ville." - Ancient Near Eastern Texts Relating to the Old Testament (Princeton; 1955), James B. Pritchard, p. 306.

 

Puis Cyrus promulgua le décret de libération des Juifs dans sa première année de règne, soit avant le printemps 537 av. n. è. D’après Ezra 3:1, les fils d’Israël étaient de retour à Jérusalem le septième mois, Tishri, lequel correspond à septembre-octobre, pour rétablir le culte pur. Cette restauration du culte pur à l’automne 537 av. n. è. marqua la fin d’une période prophétique de soixante-dix ans (Jér. 25:11, 12 ; 29:10). Daniel, qui connaissait bien cette prophétie, agit en conformité avec elle tandis que les "soixante-dix ans" arrivaient à leur terme (Dan. 9:1-3). Les "soixante-dix ans" qui s’achevèrent en automne 537 av. n. è. ont donc dû commencer en automne 607 av. n. è.

C’est ce que confirment les faits. Jérémie (chap. 52) mentionne les événements saillants du siège de Jérusalem, la brèche pratiquée par les Babyloniens et la capture du roi Tsidqiya en 607. Puis Jér 52 verset 12 dit qu’au cinquième mois, le dixième jour du mois, soit le dixième jour d’Ab (qui correspond à juillet-août), les Babyloniens brûlèrent le temple et la ville. Toutefois, cela ne marquait pas encore le commencement des "soixante-dix ans". Des vestiges de la souveraineté juive subsistaient encore en la personne de Guedalia, que le roi de Babylone avait établi gouverneur sur les Juifs restés dans le pays. "Au septième mois", Guedalia et quelques autres hommes furent assassinés ; le reste des Juifs, ayant pris peur, s’enfuit en Égypte. C’est seulement alors, vers le 1er octobre 607 av. n. è., que le pays fut complètement laissé "désolé" (2 Rois 25:22-26 ; 2 Chron. 36:20, 21).

 

NOTE IMPORTANTE:

Note: Sur ce sujet, deux analyses existent. L'une consistant à dire que les 70 ans sont à prendre au sens symbolique, ce qui ferait 50 ans. L'autre qui affecte 70 années littérales. L'auteur n'ayant pas suffisamment pris de recul sur ce thème, ne se prononce ni pour une interprétation ni pour l'autre. Le commentaire de cette page expose un concept bien documenté.

La plupart des spécialistes avancent la date de 587, d'autres 586, pour la date de la chute de Jérusalem. Quelques spécialistes, croyants il faut le préciser, préfèrent s'en tenir aux Écritures et aux 70 ans d'exil du peuple juif. Par conséquent ils adoptent la date de 608 ou 607 pour la chute de Jérusalem. Quelques personnes sur le net préfèrent 587 plutôt que 607, parce que cela remet en cause une prophétie biblique au sujet de l’avènement de Jésus-Christ qui aurait eu lieu en 1914 (comme il sera explicité plus tard, ce n'est pas cette date qui est à prendre en considération). 

Singulièrement l’auteur du site ne s’attache pas à cet élément, parce que ce n’est pas l’interprétation humaine qui peut remettre en cause une prophétie. Que dans sa compréhension, l’homme se trompe ou pas, la réalisation de la volonté divine aura lieu tout de même. Curieusement ou providentiellement, que ce soit l’une ou l’autre de ces dates (587 ou 607), la compréhension du dessein divin reste la même (ceci est le résultat d'une analyse approfondie. 587 correspondrait même mieux. Mais ce n'est pas le repère clé de la prophétie).

Pour la thèse de la destruction de Jérusalem en 607, Emmanuel Bertin a rassemblé sur son site quelques documents historiques et de qualité qui appuient le concept que la chronologie babylonienne a été falsifiée. Son travail est bien établi, son argumentation est solide et c'est lui rendre honneur que de mentionner son site : Chronologie Biblique

Pour la thèse de la destruction de Jérusalem en 587, vous pouvez consulter: Le Temps des Gentils reconsidérés par Carl Olof Jonsson.

Pour les élèves

Les manuels scolaires font parfois des erreurs importantes. Il est cependant préférable de s'en tenir à l'enseignement du professeur et du manuel qui sert de référence. Ce qui compte dans votre cas, c'est la note et de restituer votre compréhension de l'enseignement, pas de savoir si celui-ci est exact ou pas.

 

Puis, une comparaison entre les règnes des rois d’Israël et ceux des rois de Juda, tels qu’ils sont consignés en Un et Deux Rois, révèle une période qui couvre 390 ans, confirmée avec précision par la prophétie d’Ézékiel (4:1-13).

De 607 à 997 av. n. è

 
Les termes de la prophétie désignent l’époque où Jérusalem serait assiégée et ses habitants emmenés captifs par les nations, événement qui eut lieu en 607 av. n. è. , et qui marquerait la fin de la faute de la maison d’Israël. Après la mort de Salomon (997 av. n. è), son royaume fut scindé en deux parties. Au sud, le "royaume de Juda" était composé de deux tribus, Juda et Benjamin, et continua d'être dirigé par les descendants de Salomon. 

Au nord, les dix autres tribus constituèrent le royaume d'Israël, parfois appelé "Samarie", dirigé par Yarobam et ses successeurs. Yarobam a rompu avec la maison de David et "a détourné Israël de suivre Yahwah, et il les a fait pécher par un grand péché" (2 Rois 17:21).

 

De 997 à 1513 av. n. è.

Puisque la dernière des 40 années complètes du règne de Salomon s’acheva au printemps 997 av. n. è., il s’ensuit que sa première année de règne a dû commencer au printemps 1037 av. n. è. (1 Rois 11:42.) Le récit biblique (1 Rois 6:1) dit que Salomon commença à bâtir la maison de Yahwah à Jérusalem au deuxième mois de la quatrième année de son règne. Cela signifie qu’il régnait déjà depuis 3 années complètes et un mois entier, ce qui fait débuter la construction du temple en avril-mai 1034 av. n. è. Cependant, le même verset précise également que l’événement a eu lieu " dans la quatre cent quatre-vingtième année (nombre ordinal qui représente 479 années complètes) après que les fils d’Israël furent sortis du pays d’Égypte ".

Par conséquent, 479 ajouté à 1 034 donne la date de 1513 av. n. è., année où Israël est sorti d’Égypte. A partir de 1513 Abib (Nisan) est devenu pour Israël " le début des mois " (Ex. 12:2), alors qu’auparavant l’année commençait à l’automne, avec le mois de Tishri.

 

De 1513 à 1943 av. n. è.

En Exode 12:40, 41, Moïse dit que " l’habitation des fils d’Israël, qui avaient habité en Égypte, fut de quatre cent trente ans ". D’après cette citation, il apparaît que l’habitation en question ne se fit pas totalement en Égypte. Cette période débuta quand Abraham traversa l’Euphrate pour se rendre en Canaan, et c’est à ce moment-là que l’alliance de Yahwah avec Abraham entra en vigueur. Les 215 premières années de cette " habitation " se situèrent en Canaan, puis une période d’égale durée s’écoula en Égypte, jusqu’à ce qu’Israël soit complètement affranchi de la domination et de la tutelle égyptiennes, en 1513 av. n. è.

Une note se rapportant à Exode 12:40 dans la Traduction du monde nouveau explique que la Septante, fondée sur un texte hébreu antérieur au texte massorétique, ajoute " et au pays de Canaan " après le mot " Égypte ". Le Pentateuque samaritain fait de même. Galates 3:17, qui mentionne aussi les 430 ans, confirme que cette période a débuté avec la validation de l’alliance abrahamique, à l’époque où Abraham traversa l’Euphrate pour se rendre en Canaan. Cela se passait donc en 1943 av. n. è., et Abraham était âgé de 75 ans. — Gen. 12:4.

Ce calcul est appuyé par une autre preuve : en Actes 7:6, il est question de 400 ans d’affliction infligée à la semence d’Abraham. Yahwah ayant mis fin à l’affliction suscitée par l’Égypte en 1513 av. n. è., cette période d’affliction a dû commencer en 1913 av. n. è. C’était cinq ans après la naissance d’Isaac et donc au moment où Yishmaël était " en train de plaisanter " au sujet d’Isaac à l’occasion du sevrage de ce dernier. — Gen. 15:13 ; 21:8, 9.

VOIR LE TABLEAU CHRONOLOGIQUE DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS D'ISRAËL 


Étude et commentaires du Livre Sacré
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