Cinquième jour de la création 2eme partie

 

Les premières âmes terrestres.

Le cinquième jour fut marqué par la création des premières âmes non humaines sur la terre. La puissance divine produisit, non une unique créature destinée par Dieu à évoluer vers d’autres formes, mais littéralement des pullulements d’âmes vivantes.

Le mot âme (hébreu nèphèsh) paraît pour la première fois en Genèse 1:20-23. Le cinquième "jour" de création, Dieu dit : "Que les eaux pullulent d’un pullulement d’âmes [nèphèsh] vivantes et que des créatures volantes volent au-dessus de la terre [...]. Et Dieu se mit à créer les grands monstres marins et toute âme [nèphèsh] vivante qui se meut, dont les eaux pullulèrent selon leurs espèces, et toute créature volante ailée selon son espèce".

Pullulante (créature) (héb. : shèrèts). La racine dont ce terme dérive signifie "pulluler" ou "fourmiller"(Gn 8:17; Ex 8:3). Le nom s’applique apparemment à de petites créatures présentes en grand nombre (Ex 8:3 ; Ps 105:30 ; voir aussi Ex 1:7). La loi sur les choses pures et impures montre que le terme peut s’appliquer à des créatures aquatiques (Lv 11:10) ; à des créatures ailées, dont les chauves-souris et les insectes (Lv 11:19-23 ; Dt 14:19) ; à des créatures terrestres, dont les rongeurs, les lézards, les caméléons (Lv 11:29-31) ; ainsi qu’à des créatures qui se déplacent sur leur "ventre" et à des créatures à pattes multiples (Lv 11:41-44).

Une étude détaillée des oiseaux appuie de manière convaincante l’enseignement biblique selon lequel ils sont de création divine. Les oiseaux et les reptiles sont ovipares, mais les reptiles sont des animaux à sang froid, souvent assez indolents, alors que les oiseaux sont des animaux à sang chaud et sont parmi les plus actives de toutes les créatures de la terre ; ils ont aussi des pulsations cardiaques étonnamment rapides.

Le psalmiste invita les "oiseaux ailés" à louer Yahwah (heb: Yehwah) (Ps 148:1, 10), et c’est ce que font les oiseaux par leur structure même et par leur conception complexe. Un oiseau peut avoir de 1 000 à plus de 20000 plumes. 

 

La plume

 

Chaque plume est pour sa part constituée d’un tuyau d’où partent des centaines de barbes qui forment un maillage interne, chaque barbe étant garnie de plusieurs centaines de barbules et chaque barbule étant munie de centaines de barbicelles et de crochets. On estime donc qu’une plume de pigeon de 15 cm de long contient plusieurs centaines de milliers de barbules et littéralement des millions de barbicelles.

Les principes aérodynamiques qui entrent dans l’agencement des ailes et du corps de l’oiseau surpassent en complexité et en efficacité ceux des avions actuels. Les os creux des oiseaux contribuent à leur légèreté, au point que le squelette d’une frégate d’une envergure de 2 m ne pèse parfois que 110 g. Chez les grands oiseaux planeurs, certains os de l’aile comportent même dans leurs parties creuses des renforts en forme d’armature comparables aux entretoises des ailes d’un avion.

 

Qu'en déduisez vous ?

Notre Grand Créateur a paré les oiseaux de grâce et d’élégance. Il y a toutes sortes de formes et de plumages, des plus humbles aux plus prestigieux. Depuis près d’un siècle les constructeurs aéronautiques sont loués pour leur ingéniosité, quoiqu’un grand nombre d’entre eux n'ait fait que recopier la création existante. C'est avec raison que le psalmiste nous invite à louer le Grand Architecte: « Louez Yah !... Louez-le dans l’étendue de sa force. Louez-le pour ses œuvres de puissance. Louez-le selon l’abondance de sa grandeur » (Psaume 150:1-2 voir Psaume 147:1 ; Psaume 148:1-14; Révélation 4:11).

 

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Étude et commentaires du Livre Sacré     

http://www.le-livre-sacre.net

 

Note: Les oiseaux.

Ils furent parmi les premières âmes vivantes sur la terre ; ils vinrent à l’existence le cinquième "jour" de création, en même temps que les créatures marines (Gn 1:20-23). Parmi les termes génériques employés dans la Bible pour désigner les oiseaux, le plus fréquent en hébreu est `ôph, dérivé du verbe "voler", qui s’emploie pour toutes les créatures ailées ou volantes (Gn 1:20-22). G. Driver écrit que `ôph "semble représenter le battement rythmé des ailes dans l’air et le déplacement qu’il produit".

Non seulement le terme incluait tous les oiseaux (Gn 9:10; Lv 1:14; 7:26), par exemple les cailles (Ps 78:27 ; comparer avec Ex 16:13) et aussi les charognards (1S 17:44, 46; 2S 21:10), mais il pouvait tout autant s’appliquer aux insectes ailés, qui font partie des créatures "pullulantes" [héb. : shèrèts] ailées (Lv 11:13, 20-23; Dt 14:19). L’hébreu tsippôr, qui se retrouve aussi dans un grand nombre de textes, est un autre terme générique qui s’applique aux oiseaux en général (Gn 7:14). Un troisième terme hébreu, `ayit, s’applique uniquement aux oiseaux de proie.