Sixième jour de la création 2ème partie

 

Or il n’y avait encore sur la terre aucun buisson des champs, et aucune végétation des champs ne germait encore, car Yahwah (heb: Yehwah) Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. Mais une brume montait de la terre et elle arrosait toute la surface du sol. Genèse 2:5-6

 

Il y avait sur la terre un endroit qui allait devenir le sanctuaire de Dieu, il fut appelé «Éden, le jardin de Dieu». Le nom "Éden" signifie "Plaisir". Le jardin d’Éden était donc un vaste parc, un parc de plaisir, d’une beauté et d’une diversité sans pareilles. La déclaration qui situe le jardin "en Éden, vers l’est", semble indiquer qu’il n’occupait qu’une partie de la région nommée Éden (Gn2:8). Toutefois, il est appelé par la suite "le jardin d’Éden" (Gn 2:15) et, dans des textes postérieurs, "Éden, le jardin de Dieu" (Éz 28:13), et le "jardin de Yahwah"(Is 51:3).

Concernant ce lieu, le chapitre deux de la Genèse aux versets 5 et 6 explique qu’il était vierge de toute création, et voici ce que nous y lisons : «il n’y avait encore sur la terre aucun buisson des champs, et aucune végétation des champs ne germait encore, car Yahwah Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol. Mais une brume (ou vapeur hébreu we'edh, grec pêgê) montait de la terre et elle arrosait toute la surface du sol». Cette vapeur qui montait du sol semble indiquer la présence d'une source souterraine.

Proche de l’actuelle Turquie, de hautes montagnes l’entouraient , ce qui explique qu'au sein de son microclimat il n’y pleuvait pas encore. En effet, avant que la terre ne soit modifiée par le déluge, ce lieu était situé dans une vallée. Cet endroit n’avait qu’une seule entrée, c'est ce que montre le chapitre 3 verset 24 car, plus tard, les chérubins en fermèrent l’accès. Noé et ses descendants, ainsi que Moïse, nous donnent les noms des quatre fleuves aux abords du jardin. 

 

Parmi les quatre noms cités  nous pouvons identifier deux d’entre eux. Voici ce que nous lisons : «Or il y avait un fleuve qui sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait et il devenait, pour ainsi dire, quatre têtes. 

(Des traditions ultérieures diront qu'Adam descendit du Paradis, ce qui laisse sous entendre qu'il était traditionnellement accepté que ce lieu était plus élevé que les lieux d'habitations des gens de la plaine ou du désert).

Abraham en connaissait sûrement l'emplacement approximatif. Et il ne fait pas de doute, qu'il soit passé aux abords de ce qui était autrefois le Paradis, lorsqu'il est remonté de Ur (note), afin de mieux méditer sur la prophétie qui y avait été prononcée et dont il allait être l'un des maillons (Héb 11:8-10).

Revenons au récit : puis le Créateur planta un parc semblable à un jardin qui deviendrait la demeure originelle du premier couple humain. «Ainsi Yahwah Dieu fit pousser du sol tout arbre désirable à voir et bon à manger, et aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais» (Genèse 2:9).

Les arbres et les plantes d’Éden comprenaient tous ceux qui offrent une beauté grandiose et ceux qui fournissent une grande variété de nourriture (Gn 2:9, 15). Ce seul fait laisse penser que le jardin couvrait une superficie considérable. Combien de temps Adam est-il resté seul dans le paradis? Une trentaine ou une quarantaine d'année? Peut-être. Le saint livre ne précise pas, de manière très explicite, combien de temps Adam est resté seul dans le paradis à le découvrir, à observer les plantes, les animaux, à les nommer.  Mais durant toute cette période où Adam y a séjourné, il n'avait pas encore appris à connaître l'existence d'un arbre, appelé l'arbre de la vie, et dont nous parlerons plus tard (Gn 3:22).

C'est dans ce texte de Genèse chapitre 2 verset 5 que pour la première fois le Créateur suprême révèle plus pleinement son identité. En effet, son nom a une signification toute particulière. Aujourd'hui, très peu connaissent ce nom et sa signification.

 

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Ur des Chaldéens

Pendant des siècles, le site d’Ur est resté inconnu. Les critiques pensaient qu’il devait s’agir d’une localité insignifiante et reculée, si tant est qu’elle ait existé. Mais des fouilles archéologiques ont permis d'identifier Our (Ur), l’ancien lieu de résidence d’Abraham (Gn 11:28-31). Elle avait été une métropole de premier plan, à la civilisation très développée. Cette ville sumérienne se situait sur la rive de l’Euphrate, non loin du golfe Persique. Les tombes royales d’Our recelaient de multiples objets en or et des bijoux très artistiquement ouvragés, des instruments de musique, notamment des harpes (voir Gn 4:21) ; on y a également trouvé une petite hache en acier (pas en fer ordinaire) (voir Gn 4:22).

En outre, des milliers de tablettes d’argile ont dévoilé une foule de détails sur la vie des habitants de cette région il y a presque 4 000 ans. Des milliers de tablettes d’argile mises au jour sur ce site ont révélé qu’Ur était un carrefour commercial populeux et cosmopolite. À l’époque d’Abraham, la ville avait même des écoles où l’on apprenait à écrire et à compter aux enfants. Des tablettes indiquent que les élèves se servaient de tables de multiplication et de division, et qu’ils extrayaient les racines carrées et cubiques. Certaines des tablettes d’argile qui ont été découvertes sur le site étaient employées pour enseigner l’écriture cunéiforme.

En outre, des fouilles faites à Ur ont révélé que ses architectes connaissaient la colonne, l’arche, la voûte et le dôme. Les artisans d’Ur fabriquaient des bijoux magnifiques, des harpes finement ouvragées et des dagues à lame d’or fin. Dans de nombreuses maisons, les archéologues ont mis au jour des canalisations d’égout en argile cuite qui donnaient dans de grandes fosses pouvant avoir jusqu’à 12 mètres de profondeur.

D’après les ruines, exhumées à Our, de ce qui semble avoir été des maisons particulières (datant, selon certains, de la période située entre le XXème et le XVIème siècle av. n. è.), il apparaît que les habitations étaient construites en briques, plâtrées et chaulées, et elles comportaient 13 ou 14 pièces disposées autour d’une cour pavée.

Ces découvertes ont amené nombre d’exégètes à considérer Abraham sous un jour nouveau. “Nous pensions qu’Abraham était simplement un homme habitant sous des tentes, et nous nous apercevons qu’il habitait peut-être une maison de briques bien équipée dans une ville”, écrit Sir Leonard Woolley dans son livre Mise au jour du passé (angl.). “Abraham, dit l’archéologue Alan Millard dans son livre Trésors des temps bibliques (angl.), a quitté une ville bien équipée, qui offrait confort et sécurité, pour devenir un nomade méprisé!”

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