Sixième jour de la création 4ème partie

genèse 2:15

verger

Et Yahwah (heb: Yehwah) Dieu prit alors l’homme et l’installa dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour s’en occuper. Et Yahwah Dieu imposa aussi cet ordre à l’homme : " De tout arbre du jardin tu peux manger à satiété. Mais quant à l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne dois pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras à coup sûr. " Genèse 2:15-17

 

Adam, dont l’esprit était vif et tout neuf, reçut avec beaucoup d’intérêt et de confiance des renseignements qui le satisfaisaient. Il savait maintenant qu’il ne venait pas du domaine invisible d’où son Créateur parlait, mais qu’il avait été formé à partir de la terre sur laquelle il vivait, qu’il était donc tiré du sol. C’est Yahwah qui était son créateur, la Source de sa vie. Voici comment s'exprime le prophète Isaïe: "Et maintenant, ô Yahwah, tu es notre Père. Nous sommes l'argile, et tu es notre Potier ; nous sommes tous l'œuvre de ta main" (Isaïe 64:8).

Puisqu’il avait reçu la vie de Yahwah Dieu, il était un "fils de Dieu". Les arbres qui l’entouraient dans le jardin d’Éden produisaient des fruits bons pour la nourriture, qu’il pouvait manger pour entretenir sa vie, et demeurer une âme vivante. Mais pourquoi devait-il continuer à vivre, et pourquoi avait-il été mis sur la terre, dans ce jardin d’Éden? Très probablement parce qu'en étant un homme pleinement formé, intelligent, doté de capacités physiques, il méritait d’atteindre un but dans sa vie et avait la possibilité par son libre-arbitre de plaire à son Créateur et Père en faisant Sa volonté.

Adam dut certainement remercier son Créateur de lui avoir confié une occupation utile dans ce beau jardin d’Éden. Il connaissait maintenant sa volonté, et il allait pouvoir faire quelque chose pour Lui sur la terre. Il avait désormais une responsabilité, celle de cultiver le jardin d’Éden et d’en prendre soin, mais ce serait un travail agréable. En l’accomplissant, il pourrait garder le jardin d’Éden dans un état qui glorifierait et louerait Celui qui l’avait fait, Yahwah Dieu. Dès que son travail lui donnerait faim, Adam pourrait manger à satiété les fruits des arbres du jardin. Il renouvellerait ses forces et continuerait ainsi à vivre heureux indéfiniment, éternellement. (Voir Ecclésiaste 3:10-13).

Ainsi, Dieu ne laisse pas l'homme dans l'ignorance et il n'y a pas de mystère sur les raisons de l’existence humaine. Son amour est tel qu'il souhaite faire partager les joies de l'existence intelligente. Amener à l'existence ce qui n'existe pas est impossible aux humains, c'est pourquoi certains croyants disent de la vie qu'elle est un miracle.

Qu’était cet "arbre de la connaissance du bon et du mauvais", et que pouvait signifier la consommation de son fruit?

Il s’agissait d’un arbre réel, mais que Dieu utilisait comme symbole. Parce que Dieu l’a appelé "l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais" et qu’il a ordonné de ne pas manger de son fruit, l’arbre symbolisait fort bien son droit de déterminer pour les humains ce qui est "bon" (ce qui lui plaît) et ce qui est "mauvais" (ce qui lui déplaît). Par conséquent, la présence de cet arbre rappelait à Adam le respect qu'il devait à Dieu par égard pour sa souveraineté et que, quoiqu'il fût libre, sa liberté s'arrêtait là où celle de Dieu commençait.

Parce que l'être humain n'est pas une mécanique, mais un humain doué de raison avec des facultés morales, ces valeurs morales ou spirituelles sont très supérieures aux lois physiques. Chaque homme et chaque femme se doit d'exercer à bon escient ses facultés de jugements afin d'agir raisonnablement selon sa conscience, dans ses relations à l'égard de Dieu et d'autrui. Ses facultés spirituelles, mentales, morales et affectives le démarquent ainsi des animaux. Aux fruits de l'arbre de la connaissance sont ainsi rattachées des valeurs d'une extrême importance que nous verrons plus tard.

Avoir des actions contraires à la morale conduit à ce qui est mauvais pour l’organisme et c’est ce que l’on peut aisément constater avec les maladies sexuellement transmissibles, la drogue, le vol, et d’autres choses semblables. Remarquez que les mots hébreux sont traduits par « bon » et « mauvais » et non pas par « bien » et « mal ». En effet, les mots hébreux ne donnent pas les nuances que peuvent suggérer les mots bien et mal. Ainsi, quand Yahwah donne une loi, c’est pour le bien de l’être tout entier, non seulement mental mais aussi physique. Ceci est rappelé dans le cinquième rouleau où le bien est associé à la vie et le mal à la mort. Nous lisons :

" Vois : je mets vraiment aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal. Si tu écoutes les commandements de Yahwah ton Dieu, que je te commande aujourd’hui, de manière à aimer Yahwah ton Dieu, à marcher dans ses voies et à garder ses commandements, ses ordonnances et ses décisions judiciaires, alors, à coup sûr, tu resteras en vie et tu te multiplieras ... Oui, je prends aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre, que j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction ; et tu dois choisir la vie, afin que tu restes en vie, toi et ta descendance, en aimant Yahwah ton Dieu, en écoutant sa voix et en t’attachant à lui ; car il est ta vie et la longueur de tes jours, pour que tu habites sur le sol que Yahwah a juré à tes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob, de leur donner" (Deutéronome 30:15-20).

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