Le mensonge fait son entrée dans le monde

 



Or le serpent était la plus prudente de toutes les bêtes sauvages des champs qu’avait faites Yahwah (Héb: Yehwah) Dieu. Et il se mit à dire à la femme : "Est-ce vrai que Dieu a dit que vous ne devez pas manger de tout arbre du jardin?" Mais la femme dit au serpent : "Du fruit des arbres du jardin nous pouvons manger. Mais quant à [manger] du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous ne devez pas en manger, non, vous ne devez pas y toucher, afin que vous ne mouriez pas.’ Cependant le serpent dit à la femme : "Vous ne mourrez pas du tout. Car Dieu sait que, le jour même où vous en mangerez, vos yeux ne manqueront pas de s’ouvrir et, à coup sûr, vous serez comme Dieu, connaissant le bon et le mauvais." Genèse 3:1-5





Tout au début de son approche, une créature ayant fait partie des anges, qui après cet événement portera le nom de Satan (voir Dieu a t-il créé le diable?), se servit sournoisement d’un serpent pour inciter Ève à mettre en question la loi de Dieu. Par des paroles choisies avec soin pour éveiller la suspicion et la méfiance, il lui demanda: "Est-ce que vraiment Dieu a dit que vous ne devez pas manger de tout arbre du jardin?" La question paraissait plutôt inoffensive, mais regardons-y de plus près.

Dans son innocence, Ève a répondu qu’il en était bien ainsi. Elle connaissait l’enseignement divin en la matière, à savoir que Dieu avait dit à Adam qu’ils mourraient s’ils mangeaient de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais (Genèse 2:16, 17).

La question de Satan a dû éveiller sa curiosité; elle l’a donc écouté lorsqu’il en est venu ensuite au fait: "et le serpent dit à la femme: ‘Assurément, vous ne mourrez pas.’" Quelle perfidie! Satan accusait ainsi le Dieu de vérité, le Dieu d’amour, le Créateur, de mentir à ses enfants humains! (Psaume 31:5; 1 Jean 4:16; Révélation 4:11).

Il prétendait en réalité que loin de mourir, comme Dieu l’avait laissé entendre, elle obtiendrait de réels bienfaits si elle mangeait du fruit de l’arbre défendu. Satan se montrait rusé et méchant en prétendant que Dieu cherchait à priver Ève d’une connaissance bénéfique. Selon lui, Dieu se servait même d’une vaine menace de mort pour empêcher Ève d’user de son libre arbitre.

Puis il ajoute:

Il continue:

Il achève par:

Par ces paroles de Satan, les créatures de Dieu entendaient pour la première fois un enseignement diffamatoire. Celui-ci représente le rejet de la souveraineté de Yahwah (heb: Yehwah), ainsi qu'un réquisitoire sur l’indépendance et l’esprit de rébellion (ces actions précèdent souvent un coup d'état). Satan sous-entend qu'Ève et son mari sont des victimes de la tyrannie de Dieu.

Il introduit la suspicion, mettant en cause la légitimité de la souveraineté bienveillante de Dieu. Par la voix du serpent, il invite Ève à se joindre à lui pour désobéir au Souverain de l’univers, au Créateur plein d’amour qui avait tout préparé pour rendre la vie si belle aux humains.


Ève a écouté la calomnie jusqu’au bout, et l’idée d’être indépendante et égale à Dieu lui a tellement absorbé l’esprit qu’elle ne s’est même pas préoccupée de savoir comment un serpent fait de poussière pouvait la renseigner (Proverbes 13:6).

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Note.

Ève fut le premier être humain à écouter ces paroles, mais une lecture attentive de la Septante (Ézéchiel, chapitre 28 en parallèle de Proverbes chapitre 8) permet de comprendre que Michel le protecteur, était lui aussi désigné à la surveillance du Jardin d'Eden et du premier couple humain avec un autre être spirituel (celui qui s'oppose) de la catégorie des chérubins . Ce qui signifie qu'il y avait au moins trois auditeurs en plus de Satan : Ève, Michel, et Dieu. Par conséquent il y avait au moins deux créatures.

Les Saintes Écritures attirent souvent notre attention sur l'intérêt que porte les anges envers les êtres humains et par conséquent, il peut être naturel de déduire que les créatures angéliques furent très attentives lorsque Adam revint (en effet ces événements se sont déroulés en l'absence d'Adam, alors que celui devait être occupé à des tâches dans le jardin d'Eden). 

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Note.

L’hébreu mal´akh et le grec aggélos signifient l’un et l’autre "messager" au sens littéral. Ces deux mots se retrouvent près de 400 fois dans le Livre Sacré. Quand le récit indique qu’il est question de messagers spirituels, ces termes sont traduits par "anges", mais quand il laisse clairement entendre qu’il s’agit d’humains, ils sont rendus par "messagers" (Gen 16:7 ; 32:3 ; Jac 2:25 ; Rév 22:8).

Les anges sont parfois qualifiés d’esprits, lesquels sont invisibles et puissants. Ainsi lit-on : "Un esprit est sorti, s’est tenu devant Yahwah”. “Ne sont-ils pas tous des esprits pour un service public?” (1Rois 22:21 ; Héb 1:14).

Ayant un corps spirituel invisible, les anges résident "dans les cieux". (Marc 12:25 ; 1Co 15:44, 50). Ils sont encore appelés "fils du vrai Dieu", "étoiles du matin" et "saintes myriades" (ou "saints") (Job 1:6; 2:1; 38:7; Dt 33:2). Ils furent créés longtemps avant l’apparition de l’homme, car lorsque "fut fondée la terre", "les étoiles du matin poussaient ensemble des cris de joie et [...] tous les fils de Dieu poussaient des acclamations" (Jb 38:4-7).

Ordre et rangs.

Il en va dans le règne invisible comme dans la création visible : parmi les anges sont établis un ordre et des rangs. L’ange principal quant à la puissance et au pouvoir est l’archange Mikaël (Dn 10:13,21; 12:1; Jude 9; Rév 12:7), prince protecteur du peuple d'Israël (l'Israël selon la chair -Dan 10:21- et après la Pentecôte de l'an 33, l'Israël spirituel -Mat 28:20-). Les séraphins tiennent un rang très élevé parmi les anges pour ce qui est des privilèges et de l’honneur (Is 6:2, 6). Les Écritures mentionnent près de 90 fois les chérubins, qui ont une position spéciale parmi les anges (Gn 3:24; Éz 10:1-22). Puis vient l’immense multitude des messagers angéliques.

Personnalité.

Certains nieront peut-être que les anges ont une personnalité propre, prétendant qu’il s’agit de forces impersonnelles que Dieu déploie dans le but d’accomplir sa volonté. Mais tel n’est pas l’enseignement du Livre Sacré. Car les Écritures donnent des noms aux anges comme Mikaël et Gabriel.

 Or un nom sert à distinguer un individu d'un autre, ce qui suffit à établir l’individualité de ces créatures (Dn 12:1 ; Lc 1:26). Si les Écritures ne révèlent pas d’autres noms d’anges, c’est pour éviter que les humains n’accordent trop d’honneur ou ne vouent un culte à ces créatures. Dieu envoyait des anges, ses agents, pour qu’ils agissent en son nom, et pas en leur nom.

Pouvoirs et privilèges. 

Les anges sont dotés de facultés mentales supérieures à celles des humains imparfaits. Ils détiennent aussi une force supra-humaine (Ps 103:20; Gen 19:13,24; 2R 19:35). Ils se réjouissent quand un pécheur se repent et ils regardent le "spectacle" qu’offrent les chrétiens dans leur activité publique sur la scène du monde. Ils observent aussi le bon exemple que donnent les chrétiennes qui portent sur la tête un signe d’autorité (Lc 15:10 ; 1Co 4:9 ; 11:10). Ils participent également à l'œuvre d'évangélisation, "un ange qui volait au milieu du ciel avait une bonne nouvelle éternelle" (Rév 5:11; 7:11; 8:6; 14:6, 8).

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Étude et commentaires du Livre Sacré    

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