Les miracles de Jésus.

 


Ici, la multiplication des pains.

Plus que toute autre partie des Évangiles, le récit des miracles de Jésus a été une pierre d'achoppement pour beaucoup de gens. Un dictionnaire (Paul-Émile Littré, Dictionnaire de la langue française) définit le miracle comme un "acte contraire aux lois ordinaires de la nature". Selon cette définition, un téléviseur couleur, un radiotéléphone ou un ordinateur portable auraient été considérés comme des miracles il y a seulement 100 ans. Est-il sensé de se montrer dogmatique et de dire que quelque chose est impossible pour la simple raison que nous ne pouvons pas l'expliquer à partir des connaissances scientifiques actuelles?

Dans le grec original, langue dans laquelle a été écrit le "Nouveau Testament", le mot dunamis rendu par "miracle" a le sens premier de "puissance". Il est aussi rendu par 'œuvre de puissance' ou par 'capacité' (Luc 6:19; 1 Corinthiens 12:10; Matthieu 25:15). La Bible affirme que les miracles de Jésus étaient une manifestation de "la majestueuse puissance de Dieu" (Luc 9:43). De telles œuvres de puissance sont-elles impossibles pour le Tout-Puissant, Celui qui possède une "abondance d'énergie vive"?  (Isaïe 40:26).

Le professeur Staudinger reconnaît: "Si l'on admet qu'aucune loi n'est absolument immuable et si l'on ne rejette pas toute notion du divin, on ne peut dès lors écarter définitivement l'idée que Dieu, dont le pouvoir transcende celui de l'homme, puisse réaliser des choses qui sortent de l'ordinaire." En effet, c'est par la "puissance de Dieu" que Jésus a bel et bien guéri des malades. Il n'y a donc aucune raison de douter de l'authenticité de ses miracles (Luc 9:43; Matthieu 12:28).

Si les miracles avaient été présentés comme des événements ordinaires, les gens auraient pu trouver une raison de les nier. Mais ce n'est pas le cas. Au Ier siècle, des milliers de personnes ont accepté sans difficulté les récits contenus dans les écritures grecques chrétiennes. Arthur Pierson dit: "Aucune confirmation des miracles de Jésus n'est plus remarquable que le silence de ses ennemis". Les chefs religieux Juifs avaient bien des raisons de vouloir discréditer Jésus , mais ses miracles avaient une telle notoriété que ses adversaires n'ont pas osé les nier. Tout au plus pouvaient-ils attribuer ces exploits à la puissance des démons (Matthieu 12:22-24). Des siècles après sa mort, les rédacteurs du Talmud continuaient d'attribuer des pouvoirs miraculeux à Jésus . Selon le livre "What Jews said of Jesus", ils l'ont rejeté comme quelqu'un qui "observait des pratiques magiques" (le talmud laisse entendre que c'est grâce à la prononciation exacte du Nom de Dieu que Jésus guérissait). Auraient-ils fait un tel commentaire s'il y avait eu la moindre possibilité de ranger les miracles de Jésus parmi les mythes?

Évoquant l'hypothèse selon laquelle les disciples auraient idéalisé le personnage de Jésus après sa mort, le professeur Frederick Bruce a fait le commentaire suivant : " Contrairement à ce que semblent penser certains écrivains, il était loin d'être aussi simple, en ces premières années, d'attribuer certaines paroles ou certains actes à Jésus alors que la plupart de ses disciples étaient encore là pour rappeler ce qui s'était ou ne s'était pas passé (...). Les disciples n'avaient pas le droit à l'erreur (ni a fortiori celui de déformer sciemment les faits) : ils auraient été sur-le-champ percés à jour par ceux qui ne se seraient que trop empressés de le faire ".

L'effet des miracles sur ceux qui en furent témoins confirme également leur véracité. C'est ce que montre le Dr W. Paley quand il dit qu'ils "passèrent toute leur vie dans les travaux, les dangers et les souffrances, conditions qu'ils endurèrent volontairement pour attester les récits qu'ils avaient fournis, et uniquement à cause de leur croyance à ces récits; (... ) ils se soumirent également pour les mêmes motifs à de nouvelles règles de conduite" (The Works of William Paley, p. 300).

Des preuves supplémentaires nous viennent d'Eusèbe, historien de l'église au IVe siècle. Dans son œuvre "L'Histoire de l'église", il cite un certain Quadratus qui avait envoyé une lettre à l'empereur pour défendre le christianisme. Quadratus écrit: "Les œuvres de notre Sauveur étaient toujours constatables, car elles étaient authentiques - ceux qui avaient été guéris ou relevés d'entre les morts n'ont pas simplement été vus au moment de leur guérison ou de leur résurrection, mais on pouvait encore les voir, non seulement quand le Sauveur était encore parmi nous, mais encore longtemps après Son départ; en fait, certains d'entre eux ont survécu jusqu'à mon époque." Le bibliste William Barclay fait cette remarque: "Quadratus affirme que jusqu'à son époque des hommes qui avaient bénéficié des miracles de Jésus pouvaient encore en témoigner. Si cela n'avait pas été vrai, rien n'aurait été plus facile pour le gouvernement romain que de stigmatiser ce mensonge".

Mais que répondre à ceux qui disent que les miracles sont contraires aux lois de la nature? Voici ce qu'écrivit à ce sujet Victor Hess, qui découvrit les rayons cosmiques: "On dit parfois que la 'nécessité des lois' de la nature est incompatible avec (... ) les miracles. Ce n'est pas vrai. (... ) Nombre de nos lois physiques sont de simples énoncés statistiques. Elles s'appliquent à une moyenne de nombreux cas. Elles n'ont aucun sens dans un cas particulier. (... ) Un homme de science doit-il douter de la réalité des miracles? En ma qualité de savant je réponds catégoriquement: Non. Je ne vois pas de raisons pour lesquelles le Dieu tout-puissant qui nous a créés et qui a créé tout ce qui nous entoure, ne suspendrait pas ou ne changerait pas, s'il jugeait sage de le faire, le cours naturel et normal des événements." (Faith of Great Scientists, édité par W. Howey, p. 10).

Bien que nous en sachions aujourd'hui davantage sur les mécanismes de la nature que les contemporains de Jésus , nous sommes loin de tout savoir. En fait, les hommes de science estiment que plus ils apprennent de choses, plus il leur en reste à découvrir. Ils n'ont certainement pas encore atteint le point où ils peuvent dire sur un ton irrévocable: telle chose est possible, telle autre ne l'est pas. L'"Encyclopedia britannica" fait ce commentaire: "Bien qu'on nie avec beaucoup d'assurance l'éventualité des miracles, une telle démarche repose sur une hypothèse non prouvée; en effet, nous ne connaissons pas suffisamment les mécanismes de cohésion de la nature pour affirmer que tel ou tel événement marque forcément une rupture avec cette cohésion".

Les scientifiques ont découvert que des éléments se comportent de façon anormale lorsqu'ils sont soumis à des conditions inhabituelles. Ainsi, quand on immerge dans de l'hélium liquide, à la température très basse de -271°C du plomb qui n'est pas un conducteur d'électricité idéal, il devient un extraordinaire conducteur et un électro-aimant puissant quand on place à proximité une barre aimantée. Par ailleurs, dans des conditions normales, tout objet plus lourd que l'air qui est lâché dans l'atmosphère tombe à terre. Mais songez aux astronautes qui flottent en apesanteur autour de leur vaisseau spatial. De telles choses sont difficiles à croire, à moins d'en venir à connaître les lois de la nature qui les rendent possibles.

Ainsi, nous sommes en mesure d'accomplir des choses qui auraient ébahi des personnes instruites il y a à peine quelques siècles. Pourtant, nous ne sommes pas plus intelligents que les gens d'alors. Nous avons seulement à notre avantage quelques siècles d'expérience humaine en plus. Yahwah ( heb: Yehwah) Dieu, qui a créé les lois de la nature, est infiniment plus intelligent et plus expérimenté que nous ne le sommes. A coup sûr, il peut provoquer des conditions inhabituelles qui permettraient à un homme de marcher sur l'eau ou de calmer la tempête, et cela tout en respectant les lois de la nature, étant donné qu'il les maîtrise parfaitement.

Selon Hans Hoppeler, l'auteur suisse du livre "La science et les miracles de la Bible", "celui qui croit en un Dieu Tout-Puissant qui a établi les lois de la nature et qui les maîtrise, trouve évident que de temps en temps Dieu puisse intervenir dans son univers d'une manière que nous ne comprenons pas et en fonction de lois qui nous sont inconnues, et cela dans le dessein de faire connaître sa puissance et sa sagesse".

Preuves supplémentaires de l'authenticité des miracles de Jésus. Un examen approfondi des quatre évangiles apporte des preuves supplémentaires de la crédibilité des miracles de Jésus . On doit admettre que ces récits sont très différents des mythes et des légendes. Prenons par exemple les affabulations qui ont circulé au sujet de Jésus dans les siècles qui ont suivi sa mort. Un écrit apocryphe "L'évangile de Thomas" (appelé aussi "Les récits de l'enfance du Seigneur" du philosophe israélite Thomas), raconte: "L'enfant Jésus étant âgé de cinq ans, (...) traversait une autre fois le village, et un enfant, en courant, lui choqua l'épaule. Et Jésus , irrité, lui dit: 'Tu n'achèveras pas ton chemin.' Et aussitôt l'enfant tomba et mourut." Il n'est pas difficile de discerner que cette histoire n'est qu'une fiction. De plus, l'enfant capricieux et sournois dépeint ici ne ressemble pas au Jésus de la Bible. Comparer ce récit avec Luc 2:51, 52.

Considérons maintenant les récits authentiques des évangiles. Ils sont exempts d'exagération et de fiction. Jésus a opéré des miracles pour répondre à des besoins réels, pas pour satisfaire de simples caprices (Marc 10:46-52). Jésus n'a jamais utilisé ses pouvoirs à son profit (Matthieu 4:2-4). Et il ne s'en est jamais servi pour se mettre en valeur. En fait, quand par curiosité le roi Hérode a demandé à Jésus d'opérer un "signe", "il ne lui répondit rien" (Luc 23:8, 9).

Les miracles de Jésus n'ont rien à voir avec ce que font les illusionnistes professionnels, les magiciens et les guérisseurs. Jésus opérait ses œuvres de puissance sans accessoires, sans effets de scène ni éclairages spéciaux. Elles avaient lieu en public, devant de nombreux témoins (Marc 5:24-29; Luc 7:11-15). Ses œuvres de puissance étaient toujours à la gloire de Dieu (Jean 9:3; 11:1-4). Ses miracles étaient dépourvus de rites troublants destinés à jouer sur les sentiments, d'incantations magiques et de mises en scène, de supercherie ou d'hypnotisme. Quand un mendiant aveugle appelé Bartimée l'a supplié: "Rabbouni, que je recouvre la vue!", il lui dit simplement: "'Va, ta foi t'a rétabli.' Et aussitôt il recouvra la vue." (Marc 10:46-52).

Par ailleurs, il n'est pas fondé de prétendre que les témoins oculaires ont été dupés (Jean 9:16). Certes, des prestidigitateurs ont coutume de tromper leur auditoire. De nos jours, il est même arrivé que des hommes de science se laissent berner par des filous. Mais les miracles attribués à Jésus ne ressemblent en rien aux duperies qui ont trompé nos contemporains. On dit de Jésus qu'il guérit un homme "plein de lèpre" et qu'il arrêta le flux de sang d'une femme qui en souffrait depuis des années (Luc 5:12-16; 8:43-48). Quel prestidigitateur aurait pu faire une pareille chose? Si un illusionniste peut créer des effets extraordinaires avec des accessoires préparés sur scène, nul ne peut calmer une tempête ou marcher sur une mer battue par des vents violents en ayant seulement recours à un artifice.

 

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