Sa personnalité

Un magnifique modèle d'amour. La qualité qui domine à travers tous ces aspects de la personnalité de Jésus est l'amour, l'amour qu'il vouait par-dessus tout à son Créateur ainsi qu'à ses semblables (Mt 22:37-39). L'amour devait donc être le trait distinctif de ses disciples (Jn 13:34, 35; 1Jn 3:14). L'amour de Jésus n'était pas de la sentimentalité. Bien qu'il ait exprimé des sentiments très vifs, Jésus se laissait toujours guider par des principes (Hé 1:9); faire la volonté de son Dieu était son principal souci (Mt 16:21-23).

Il lui démontra son amour en gardant ses commandements (Jn 14:30, 31; 1Jn 5:3) et en s'évertuant à le glorifier en tout temps (Jn 17:1-4). La dernière nuit qu'il passa avec ses disciples, il parla près de trente fois d'amour et d'aimer, leur répétant à trois reprises de "s'aimer les uns les autres" (Jn 13:34; 15:12, 17). Il leur dit: "Personne n'a de plus grand amour que celui-ci: que quelqu'un livre son âme pour ses amis. Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande"(Jn 15:13, 14; voir aussi Jn 10:11-15).

 

Comme preuve de son amour pour Dieu et pour l'humanité imparfaite, il se laissa ensuite "mener comme un mouton à l'abattage"; il se soumit à des épreuves, se laissa gifler, frapper à coups de poing, cracher dessus, fouetter et, pour finir, clouer sur un poteau entre des criminels (Is 53:7; Mt 26:67, 68; 27:26-38; Mc 14:65; 15:15-20; Jn 19:1). Par sa mort sacrificielle, il devint l'image et l'expression mêmes de l'amour que Dieu porte aux hommes (Rm 5:8-10; ép 2:4, 5), et il leur permit d'être absolument convaincus de son amour indéfectible envers ses fidèles disciples (Rm 8:35-39; 1Jn 3:16-18).
 

Puisque le portrait de Jésus retracé dans le récit biblique, certes court (Jn 21:25), est sublime, la réalité devait l'être encore plus. Son exemple réconfortant d'humilité et de bonté, associé à la force qu'il mit au service de la justice et du droit, donne la certitude que son Royaume concrétisera tout ce que les hommes de foi ont attendu au fil des siècles, oui, qu'il dépassera leurs plus belles espérances (Rm 8:18-22). Il laissa à ses disciples un modèle parfait sous tous les rapports, totalement différent de celui des dirigeants du monde (Mt 20:25-28; 1Co 11:1; 1P 2:21).

Un modèle de prévenance et d'humilité. Quand il était sur la terre, Jésus Christ fournit le plus bel exemple d'humilité chez un serviteur de Dieu. Il démontra son humilité en endurant toutes sortes d'outrages sans la moindre plainte, sans ouvrir la bouche pour protester (Ph 2:5-8; Hé 12:2; Ac 8:32-35; Is 53:7). Celui qui était plus grand que Moïse se recommanda aussi aux autres comme un homme doux et humble (Mt 11:28, 29). Comme Isaïe 61:1 l'avait prédit, il fut oint de l'esprit de Yahwah ( heb: Yehwah) "pour annoncer de bonnes nouvelles aux humbles". Après avoir lu cette prophétie dans la synagogue de la ville où il avait été élevé, Nazareth, Jésus déclara: "Aujourd'hui, cette parole de l'écriture que vous venez d'entendre est accomplie" (Lc 4:16-21). Ainsi, en envoyant Jésus enseigner les humbles au sujet du salut, Dieu leur faisait vraiment une faveur exceptionnelle (Ps 149:4; Pr 3:34).

Jésus se leva du repas et déposa ses vêtements de dessus. Et, prenant une serviette, il s’en ceignit. Après quoi, il versa de l’eau dans un bassin et commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec la serviette dont il était ceint. Et ainsi il vint vers Simon Pierre. Celui-ci lui dit: “Seigneur, me laves-tu les pieds?"  En réponse Jésus lui dit : "Ce que je fais, tu ne le comprends pas à présent, mais tu comprendras après ces choses". Pierre lui dit: "Non, jamais tu ne me laveras les pieds". Jésus lui répondit: "Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi". Simon Pierre lui dit :
 
"Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête". Jésus lui dit: "Celui qui s’est baigné n’a besoin que de se faire laver les pieds, mais il est entièrement pur. Et vous, vous êtes purs, mais pas tous". Il connaissait en effet l’homme qui le livrait. C’est pourquoi il dit: "Vous n’êtes pas tous purs".
Quand donc il leur eut lavé les pieds et qu’il eut mis ses vêtements de dessus et se fut de nouveau couché à table, il leur dit: "Savez-vous ce que je vous ai fait? Vous m’appelez, vous, Enseignant et Seigneur, et vous avez raison, car je le suis. Si donc moi, bien que Seigneur et Enseignant, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car je vous ai donné l’exemple, pour que, comme moi je vous ai fait, vous fassiez vous aussi. Oui, vraiment, je vous le dis: Un esclave n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Si vous savez ces choses, heureux êtes-vous si vous les faites.“ (Jean 13:4-17).

Un homme profondément sensible et chaleureux. Mais Jésus était aussi un homme très sensible, ce qui était une condition nécessaire pour assumer la fonction de Grand Prêtre de Dieu. Sa perfection ne le rendait ni hypercritique, ni arrogant, ni autoritaire (comme l'étaient les Pharisiens) à l'égard des hommes imparfaits et chargés de péchés parmi lesquels il vécut et œuvra (Mt 9:10-13; 21:31, 32; Lc 7:36-48; 15:1-32; 18:9-14). Même les enfants se sentaient à l'aise avec lui, et quand il se servit d'un enfant pour donner un exemple, il ne se contenta pas de le placer devant ses disciples, mais il "mit ses bras autour de lui". (Mc 9:36; 10:13-16.)

Il se révéla un véritable ami, un compagnon affectueux pour ses disciples, qu'il "aima jusqu'à la fin" (Jn 13:1; 15:11-15). Il ne se servit pas de son autorité pour se montrer exigeant et alourdir les fardeaux des gens; il déclara plutôt: "Venez à moi, vous tous qui peinez [...], et moi je vous réconforterai." Ses disciples constatèrent qu'il était "doux de caractère et humble de cœur", que son joug était doux et sa charge légère (Mt 11:28-30).

En une autre occasion, Jésus se soucie encore des besoins spirituels des foules. Cette fois, ses apôtres et lui sont fatigués après une tournée de prédication chargée, et ils cherchent un endroit pour se reposer. Mais la foule les trouve bien vite. Loin de s'offusquer de cette intrusion dans leur vie privée, Jésus, selon ce que rapporte Marc, fut "ému de pitié" pour ces gens. Qu'est-ce qui explique les profonds sentiments de Jésus? "Ils étaient comme des brebis sans berger". Là encore, Jésus agit conformément à ses sentiments et commence à enseigner les foules au sujet "du royaume de Dieu". Vraiment, il se sentait à tel point touché par leur faim spirituelle que, pour les enseigner, il renonça au repos dont il avait besoin (Marc 6:34; Luc 9:11).

La pitié et la compassion incitèrent Jésus à aider les personnes qui étaient atteintes de diverses maladies, de cécité ou d'autres infirmités (Mt 9:36; 14:14; 20:34; Lc 7:11-15; voir aussi Is 61:1). A la mort de son ami Lazare, devant le chagrin qu'en éprouvèrent les sœurs du défunt, Jésus "gémit et se laissa aller aux larmes" (Jn 11:32-36.)
 
Ainsi, d'une manière anticipée, Jésus le Messie "se chargea des maladies et porta les douleurs" d'autrui, au prix d'une puissance qui sortait de lui (Is 53:4; Lc 8:43-48). Il agit de cette façon non seulement pour accomplir les prophéties, mais parce "qu'il le voulait" (Mt 8:2-4, 16, 17).

Plus important encore, Jésus apporta la santé spirituelle et le pardon des péchés à ses contemporains; il était habilité à le faire, parce qu'en sa qualité de Christ il était prédestiné à offrir le sacrifice rédempteur, et d'ailleurs il subissait déjà le baptême dans la mort qui s'achèverait sur le poteau de supplice (Is 53:4-8, 11, 12; Mt 9:2-8; 20:28; Mc 10:38, 39; Lc 12:50).

 

 

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