Son procès

 

Les lecteurs honnêtes et consciencieux qui examinent de près les quatre récits du procès de Jésus, reconnaissent que ces récits complémentaires des 4 évangélistes affermissent leur foi. En effet, ces rédacteurs n'ont pas eu pour souci de faire un commentaire identique, comme s'ils voulaient faire croire à un faux événement. Ces quatre récits complémentaires montrent avec quel soin Yahwah (heb: Yehwah) a veillé à ce que la description de cette dernière partie de la vie terrestre de Jésus soit détaillée et exacte.

D'ailleurs, selon les Saintes Écritures (Deut 19:15), rien n'est mieux authentifié qu'avec le dire de 3 témoins, alors 4 ! Ce chiffre correspond à ce qui est sûr et digne de foi (voir la signification de ce chiffre ailleurs sur ce site). Les trois premiers Évangiles racontent qu'après que les soldats et les principaux prêtres eurent arrêté Jésus, ils «l'emmenèrent chez Caïphe le grand prêtre» (Mat. 26:57). Cependant, l'apôtre Jean dit: "Et ils le menèrent d'abord chez Anne." Ensuite, après l'avoir questionné, "Anne l'envoya, lié, à Caïphe le grand prêtre" (Jean 18:13,24).

Y a-t-il là une contradiction? Allons-nous perdre pour autant notre confiance dans les rédacteurs des Évangiles? Voyons donc les choses de plus près. Les Juifs ont bien conduit Jésus chez Caïphe; par conséquent, les récits de Matthieu, de Marc et de Luc sont exacts. Manifestement, ces écrivains n'ont pas jugé utile de mentionner l'entrevue chez Anne. Au contraire, ils attirent l'attention sur cet événement crucial qu'était la comparution de Jésus devant le Sanhédrin. Pourquoi, demanderez-vous peut-être, Jean parle-t-il alors de cet autre incident? Jean écrivit son Évangile des années après la rédaction des trois autres. Il était donc en mesure de combler d'éventuelles lacunes. Il n'y a rien à critiquer à cela. Au contraire, nous devrions remercier Dieu qui a pourvu à ces détails supplémentaires.

Il existe encore d'autres différences. Luc seul mentionne que Jésus fut questionné le matin par le Sanhédrin et que Pilate envoya Jésus à Hérode. Matthieu raconte le rêve de la femme de Pilate. Aucun autre évangéliste n'en parle. Jean seul révèle que les Juifs racontèrent à Pilate que Jésus se prétendait le Fils de Dieu, et que finalement, ils menacèrent Pilate afin de l'amener à mettre Jésus à mort.

Les quatre évangélistes n'ont pas écrit des récits identiques. Chacun d'eux raconte certaines circonstances, mais par contre il en résume ou omet certaines autres. Cependant n'oublions pas que "toute Écriture est inspirée de Dieu" (II Tim. 3:16). Nous pouvons donc être sûrs que les quatre récits sont dignes de foi et harmonieux. Peut-être vous demandez-vous ce qu'il s'est exactement passé cette nuit-là. Une étude minutieuse des quatre comptes rendus nous suggère ce qui suit:

 

Après avoir arrêté Jésus, les Juifs le conduisirent d'abord chez Anne, l'ancien grand prêtre qui avait encore une grande influence et qui voulait le questionner. Anne n'eut guère de succès et envoya Jésus au grand prêtre Caïphe. Durant tout ce temps, ce dernier avait vraisemblablement rassemblé le Sanhédrin (la cour suprême juive) ainsi que des faux témoins (Jean 18: 13-24).

Le Sanhédrin écouta les témoignages discordants de plusieurs faux témoins. Finalement, deux témoins accusèrent Jésus d'avoir l'intention de détruire le temple, mais leurs témoignages ne s'accordaient pas non plus (Mat. 26: 57-62; Marc 14:53-59). Cette première tentative ayant échoué, Caïphe demanda à Jésus de déclarer si oui ou non il était le "Fils" de Dieu. Naturellement, Jésus répondit qu'il l'était effectivement. D'un geste dramatique, le grand prêtre déchira ses vêtements et qualifia Jésus de blasphémateur. Le Sanhédrin marqua son accord en disant "Il est passible de mort" (Mat. 26: 63-66; Marc 14: 61-64).

Ensuite, ils crachèrent au visage de Jésus et le frappèrent cruellement. D'autres lui couvrirent la face, le giflèrent et, se moquant de lui, ils lui demandaient de nommer ses assaillants. Tout ceci se passa durant la nuit du procès. A l'aube, le Sanhédrin se réunit une seconde fois. Sans doute, ses membres voulaient-ils donner au procès une apparence de légalité du fait que la séance nocturne était tout à fait illégale. De nouveau, Jésus fut questionné et déclaré coupable (Luc 22: 66-71). Il fallait à présent changer de tactique. En effet, les Juifs ne pouvaient pas exécuter les criminels. Aussi, conduisirent-ils  Jésus au palais du gouverneur romain (la forteresse Antonia) pour lui être présenté afin que celui-ci se charge de son exécution. 

Pilate étonna, semble-t-il, les accusateurs de Jésus. Il refusa de s'occuper de l'affaire tant que les Juifs n'auraient pas formulé une accusation en règle. Ensuite il rentra dans la cour intérieure du palais pour interroger Jésus au sujet de sa royauté. Quand il sortit de nouveau vers les Juifs, il déclara Jésus innocent (Jean 18: 29-38; Luc 23: 1-4). Imaginez la réaction ! Selon la populace, Jésus avait fomenté des troubles partout, de Galilée en Judée! Jésus étant de Galilée, se disait Pilate, pourquoi ne pas l'envoyer à Hérode "gouverneur du district de Ga1ilée", qui se trouvait alors à Jérusalem. Jésus alla donc chez Hérode (Luc 23:5-7).

Néanmoins, après que Hérode eut questionné Jésus sans succès et l'eut tourné en dérision, il le renvoya à Pilate. De nouveau, le gouverneur proclama Jésus innocent et, pour tenter d'apaiser la populace, il proposa de châtier Jésus puis de le relâcher. Cette tentative échoua (Luc 23: 8-16). Il essaya encore. Il avait coutume de relâcher un criminel au moment de la Pâque; les Juifs ne voulaient-ils pas que ce fût Jésus?

Jamais! "Pas cet homme, mais Barrabas!" cria la foule, excitée par les prêtres (sadducéens) et les pharisiens. Elle préférait un meurtrier séditieux au "roi des Juifs". La femme de Pilate, ayant eu un songe d'avertissement, envoya à son mari un message dans lequel elle parlait de l'intégrité de Jésus. Pilate voulut alors montrer qu'il était innocent du sang de Jésus en se lavant les mains. Ceux qui ne pouvaient entendre les remarques de Pilate pouvaient au moins voir son geste. Ensuite, il remit Jésus aux soldats. Ceux-ci se saisirent de cet homme innocent, le frappèrent, le revêtirent d'un manteau écarlate et lui mirent une couronne d'épines. Ils crachèrent alors sur lui et le tournèrent en dérision (Jean 18: 39, 40; Mat. 27: 17-30).

Quand Jésus fut ramené, Pilate déclara de nouveau aux Juifs qu'il ne trouvait aucune faute en cet homme. Peut-être a-t-il pensé que le spectacle de Jésus, ensanglanté et torturé, adoucirait leurs cœurs. Néanmoins, ils hurlèrent: "Mets-le au poteau!", criant que Jésus devait mourir parce qu'il s'était fait Fils de Dieu. Après avoir entendu cela, le gouverneur s'entretint encore avec Jésus en privé. Quand Pilate fit une dernière tentative pour relâcher Jésus, les Juifs lui dirent qu'en agissant ainsi, il se rendait ennemi de César. Cédant alors à la foule, il renonça à faire justice. Il leur remit Jésus pour qu'il soit mis au poteau (Jean 19: 4-16).

Ainsi, rien n'est laissé dans le doute en ce qui concerne le procès de Jésus. N'est-il pas merveilleux que le Dieu Tout Puissant ait inspiré quatre récits harmonieux qui affermissent la foi? Grâce aux récits parallèles des 4 évangiles, nous possédons un compte rendu exact qui dépeint de façon convaincante ces événements importants de la vie de notre Rédempteur. 

 

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