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Bonjour,

 

En lisant votre réponse à la question : doit-on célébrer les anniversaires de naissance ? J'en conclus que c'est une question de conscience puisque rien dans la bible ne s'y oppose. Si en dépit de vos quatre raisons, un chrétien décide quand même de fêter l'anniversaire d'un proche, peut-on lui en faire le reproche?

 

Amicalement. A.S.

 

Réponse

 

Alfredo, félicitations tout d’abord pour avoir remarqué quelques principes. Étant donné que le site est lu dans la francophonie, poursuivons le commentaire.

 

Il est vrai qu’au début du christianisme, d’une manière assez générale les chrétiens ne célébraient pas les anniversaires de naissance. Non pas parce que la Bible en avait formulé l’interdiction, mais parce qu’en cette période de déclin de la puissance romaine, tout était occasion d’orgies ou de débauche. Comprendre le christianisme originel, permet aussi d’acquérir une intelligence plus profonde au sujet des manières que le Christ aime voir chez ses disciples. 

 

Aussi, lorsque la Bible ne dit rien, c’est qu’il n’y a pas règles de conduite à mettre en place si ce n’est celle-ci :

  • il appartient à chaque chrétien(ne) de décider ce qu’il (elle) doit faire pour ne pas déplaire à son Créateur et ne pas mettre une pierre d’achoppement devant ses frères ou sœurs dans la foi, l'amour du prochain doit guider ses actions (1Cor 8:10-13; Mat 22:36-40). 

Dans ce cas, la pierre d’achoppement serait que les anniversaires soient une occasion d’inconduite. Il est donc vrai que la présence d’un(e) chrétien(ne) est insensée. Par exemple, la Bible ne traite pas des rencontres de football. Qu’est-ce qui fait qu’un chrétien sera ou non présent? Ce qui se passe sur le stade bien sûr. S’il est connu que les matchs sont des endroits d’excitation à la jalousie, de violences verbales ou physiques, c’est à dire la manifestation des œuvres de la chair (Gal 5 :19-21 ; Jacq 3 :11-16), la présence d’un chrétien peut constituer une pierre d’achoppement. Selon l’origine de ce chrétien, sa conscience peut ne pas être affectée, mais celle des autres peut l’être. Un berger spirituel de la localité ou de la congrégation concernée ne sera pas affecté mais conclura qu’il y a là un tout petit en Christ (1 Cor 3:1). Ce tout petit a vraiment besoin d’aide (Gal 6:1).

 

Ce qui est valable en un lieu ne le sera pas nécessairement dans un autre. C’est pourquoi, un(e) chrétien(ne) d’un pays ou d’une région différente ne devrait donc pas juger un(e) autre chrétien(ne).

 

Sous réserve de ce qui a été exprimé dans la page précédente, au regard des Écritures, s'il advenait que le rassemblement pour un anniversaire soit une occasion de manifester le fruit de l’esprit ou l’hospitalité si rare de nos jours, et que des règles humaines viennent s’interposer avec l’esprit de Dieu, un chrétien est libre de faire ce qu’il veut puisqu’il a été appelé à la liberté, non pas pour le fruit du péché mais pour une occasion de servir les autres (Gal 5:13). Dans ce cas on ne peut pas lui faire de reproche. Dans le cas contraire il devra être aidé pour grandir dans la foi et apprendre à aimer davantage son Créateur et celui qu’il a envoyé pour offrir sa vie en sacrifice «l'amour que possède le Christ nous contraint, car voici ce que nous avons jugé: un seul homme est mort pour tous » (2 Cor 5:14).

 

 

Voici quelques éléments qui complèteront votre réflexion personnelle.

Cordialement

Dominique

 


Étude et commentaires du Livre Sacré
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