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Quatre interrogations en provenance de Yann

  1. La mort de saint Pierre

  2. La chronologie de Jean

  3. La chronologie relative à l'action divine

  4. Comment la direction hiérarchique que nous connaissons en est-elle venue à s'imposer?

La mort de saint Pierre.

Selon les historiens, il est couramment admis que saint Pierre a subi le martyr en 64/67 à Rome, sous la persécution de Néron. Mais selon d'autres sources, saint Pierre semble avoir écrit de Babylone. Si cette ville ne désigne pas la Rome dépravée, est-il possible que la persécution de Néron se soit étendue aussi loin, avec une recherche systématique de ceux qui se disaient chrétiens ? Pierre est-il vraiment mort sous la persécution de Néron ?

Réponse

Discuter de la présence de Pierre à Rome, puis de sa mort, sous la persécution de Néron paraît quelque chose de superflu pour certains. Loin s’en faut, quand on considère avec attention les textes historiques. Beaucoup d’ouvrages ont été écrits sur ce sujet controversé par de nombreuses communautés religieuses. Dans quelque temps, un résumé paraîtra sur ce site. Sur la base des divers documents et témoignages historiques en ma possession, il est permis de vous communiquer une synthèse, elle pourrait se condenser comme suit : sont attribuées à Pierre les réalisations de Paul, ainsi qu’une partie de sa vie et de son ministère. Cet arrangement de l’histoire favorisait la congrégation de Rome qui (tout à son honneur) cherchait à unifier les différentes congrégations en discordes. Ce but louable, mais dénué d’un fondement historique, a entraîné un schisme profond avec les congrégations d’Orient.


 

La chronologie de Jean

De nombreux exégètes datent la rédaction de l'évangile de saint Jean après la ruine de Jérusalem, notamment par rapport à l'exclusion des chrétiens des synagogues (Jean 9:22 ; 12:42 ; 16:2). Cette excommunication dépend d'une décision prise par le Sanhédrin reconstitué à Yavneh ( Jamnia) avec l'accord de l'empereur. Or d'après Jean 5:2, l'apôtre emploie un présent pour parler de la piscine de Bethesda. Pourquoi emploie-t-il un présent "il existe" s'il écrit son Evangile à la fin du 1er siècle, c'est à dire 20 ou 30 ans après la destruction totale de Jérusalem par les troupes romaines ?

Réponse

Ce nom apparaît en rapport avec une piscine appelée ainsi où Jésus guérit un homme qui était malade depuis 38 ans (Jn 5:1-9). La mention “porte des moutons” (bien que dans le grec original le mot “porte” doive être ajouté) permet de situer la piscine. De l’avis général, cette porte se trouvait dans la partie nord de Jérusalem. Elle fut construite par les prêtres (Nehémia 3:1), ce qui fait penser qu’elle était une entrée au voisinage du temple. En outre, le nom Bethzatha est associé au quartier de la Jérusalem antique appelé Bézétha, situé au Nord du temple. Aux jours de Jésus, ce secteur était en dehors des murailles de la ville, mais Hérode Agrippa Ier (qui mourut en 44) ajouta une troisième muraille au Nord de la ville, ce qui plaça Bézétha à l’intérieur des murailles; ainsi, Jean pouvait dire que la piscine se trouvait “à Jérusalem”.

Des fouilles entreprises juste au Nord de l’emplacement du temple ont mis au jour une piscine double. L’emplacement paraît concorder avec la description biblique.

Il semble donc raisonnable de conclure que si la ville a été détruite, des éléments extérieurs qui faisaient partie de la ceinture de la ville ont pu être préservés. On peut également penser que les romains, habiles stratèges, ont pu sauvegarder de la destruction un lieu comme celui-ci afin de l’utiliser à des fins militaires. Tout donne à penser que Jean parle au présent d’un monument qui existait encore à son époque, ce qui situait l’événement relaté dans son récit.


 

La chronologie relative à l'action divine

Selon votre chronologie, les jours de création ont duré 7000 ans. L'intervention divine arrivera au terme des 6000 ans d'histoire humaine pour laisser place au règne millénaire de Jésus. (6000 + 1000 = 7000).

Si Adam a été crée en 4026, si Abel est mort en 3896 (donc né en 3996, car mort à 100ans) et si Caïn est né 2 ans auparavant (hypothèse logique) donc en 3998, quel est l'âge du capitaine...non, un peu d'humour ne fait pas de mal...! Je reprends... Adam est à ce jour depuis 27 ans seul dans le paradis (2002-1975 = 27). Par conséquent, 4026 -27 = 3999 ! La création d'Ève (si l'on remonte 6000 ans en arrière) est donc imminente et on peut en déduire que l'intervention divine aussi (2002 /2003)... Qu'en pensez-vous ?...

 

Réponse

 

La question de la chronologie a été un sujet brûlant durant les deux premiers siècles de l’ère chrétienne, puis parmi certains groupes religieux, particulièrement depuis le 18ème siècle. En fixant des dates, certains se sont présentés un peu comme Moïse, comme si Dieu était obligé d'agir selon leur guise (Nombres 20:9-11). Par conséquent, il est important de prendre garde de ne pas raisonner comme quelques-uns, en tant que faux prophètes . YeHoWaH a un grand dessein, ce n’est pas à l’homme de lui dicter la voie qu’il doit suivre, aussi grande notre impatience soit-elle. Mais revenons à votre question.


Effectivement, selon la chronologie biblique et le livre de la Genèse, après quelques milliards d'années d'activité terrestre intense, il y a eu une œuvre d’un genre nouveau. Cet ouvrage d’une excellence peu ordinaire a été accompli en six étapes. Chacune d’elle ayant une durée de 7000 ans.

Si l'on reprend vos paroles, Adam serait resté seul une trentaine d’années. Mais Adam aurait très bien pu être seul une quarantaine d’années (ou plus) dans le jardin d’Eden. Dans la Bible, la chiffre 40, est le chiffre qui est associé à un jugement (qu’il soit favorable ou défavorable), une période précédant un événement important. Ce n’est pas sans raison que sur le thème consacré aux trois premiers chapitres du récit de la Genèse, vous pourrez lire l’expression « plus de trente ans » et « quarantaine d’années ». Dans votre argumentation, il faudra vous résoudre à rajouter quelques années (si vous me permettez un peu d’humour). Néanmoins, il y a d’autres raisons bibliques très sérieuses qui vont dans ce sens. Après cette période, les Écritures décrivent des événements d’une extrême importance qui doivent se dérouler sur une période de temps. C’est une période transitoire qui est aussi un temps de jugement.

Sans vouloir parler de tous les détails auxquels se rapportent les Saintes Écritures, nous pouvons en décrire un. Il s’agit de celui que l’on situe dans l’évangile selon saint Matthieu, au chapitre 24, verset 36. Nous y lisons : Quant à ce jour-là et à cette heure-là, personne ne les connaît, ni les anges des cieux ni le Fils, mais seulement le Père.

Selon les paroles de Jésus, même Jésus-Christ ne connaissait pas le jour de l’intervention de Dieu le Père. Selon l’avis de quelques-uns, il est donc encore impossible de connaître le jour et l’heure de l’intervention divine. Cependant, que révèle réellement le contexte ? Posons-nous ces quelques questions :

  • Quand Jésus disait ne pas connaître le jour et l’heure, de quoi parlait-t-il ?

  • N’était-ce pas de la destruction de Jérusalem par les armées romaines ?

  • A-t-il aussi parlé des événements qui précédèrent ?

Bien sûr, qu’il connaissait les événements qui devancèrent la désolation, sinon comment aurait-il pu encourager ceux qu’il appelait ses «frères» ou «amis» à fuir Jérusalem avant sa désolation? (Mat 24:15-16, Jn 15 :15, Mat 12 :50, Heb 2 :11).

  • Quel impact auraient eu ces paroles que reprend Jésus : «Que le lecteur exerce son discernement»? 

  • S’il ne pouvait y avoir aucune indication : à quoi lui aurait-il servi de décrire les événements qui précédèrent la ruine de Jérusalem ?

Donc, bien qu’il soit impossible de connaître le moment précis de l’intervention divine sur le monde méchant dont parle l’apôtre saint Pierre (2 Pi 3), il est possible de connaître non seulement ce qui précède, mais aussi de savoir quand les choses qui précèdent auront lieu.

Ces paroles de Jésus ont eu leur premier accomplissement lors de la période de 40 années qui va de l’an 29 de notre ère jusqu’à l’an 69. Ce fut une période de jugement pour les israélites du premier siècle (Jn 9:39). Vers la fin de l’an 69, Dieu avait condamné Jérusalem. Désormais, elle subirait la destruction. Quand ? En dehors du Dieu Tout-Puissant, personne ne le savait, même pas Jésus ressuscité.

Cet événement a notre parallèle dans les temps modernes. Il est nécessaire de connaître le point de départ. Cela sera détaillé dans la partie traitant de la prophétie. Cependant vous pouvez déjà noter quelques similitudes.

Aussi, quand Jésus dit au verset 42 « Veillez donc, parce que vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient », il est utile de considérer les versets qui précèdent et qui parlent de prendre. Le sens du verset est de venir pour prendre, dans le sens de la déclaration de saint Paul en 1 Thes 4 :16. Il est à différencier de la Parousia du Seigneur décrite au début du chapitre 24.

Pour finir avec cette question et puisque Yann est familiarisé avec les chiffres, il peut également relire la partie qui traite des nombres bibliques, sur ce même site. Il y a un complément non négligeable. Pour ceux qui aiment les choses profondes, ce qui vient d'être dit  est à mettre en parallèle de :

  • Matthieu 14:25 

  • Matthieu 24:43 

  • la résurrection de Jésus

  • la marche des israélites dans le désert

Cette période de temps qui nous sépare de ce que le Livre Sacré appelle la "Révélation" divine, nous permettra de voir la renaissance du "roi du nord" (Dan 11:40)  qui a eu "la tête coupée" (Rev 13:3), avant qu'il ne prenne possession des biens de "l'Égypte" (Dan 11:42).

 


 

Comment la direction hiérarchique que nous connaissons en est-elle venue à s'imposer?

Saint Jérôme dans son commentaire de l’épître de Paul à Tite déclare: «Avant que, par l’instigation du diable, il n’y eût des factions dans la religion, les Eglises étaient gouvernées par le conseil commun des anciens. Mais après, quand chacun s’est mis à imaginer que ceux qu’il avait baptisés étaient à lui et non au Christ, il fut résolu que l’un des anciens serait élu et placé au-dessus des autres, que la charge de toute l’Eglise lui incomberait, et que les semences du schisme seraient ainsi ôtées.» Toutefois, Jérôme ne met pas ce décret en avant comme étant d’origine divine, car il dit aussitôt après: «Comme les anciens savent que, selon la coutume de l’Eglise, ils sont soumis à celui qui est établi sur eux, de même les évêques doivent savoir qu’ils sont supérieurs aux anciens plutôt par coutume que par une prescription de la vérité du Seigneur, et que c’est en commun avec eux qu’ils doivent gouverner l’Eglise.» Faut-il en déduire que les Eglises doivent être dirigées de façon collégiale ? Si oui, comment la direction hiérarchique que nous connaissons en est-elle venue à s'imposer?

Réponse

Ce thème est en préparation et sera traité très prochainement.

 

Cordialement

Dominique


 

 

Note : Faux prophètes

 

Définition : Le grec prophêtês désigne un proclamateur, quelqu’un qui fait connaître des messages attribués à une origine divine (voir Tt 1:12). Bien que cette définition évoque quelqu’un qui prédit l’avenir, le sens fondamental du mot n’est pas celui de la prédiction (voir Jg 6:7-10).

Les Écritures contiennent des indications permettant de situer dans le temps la présence de Christ; aussi beaucoup de croyants les ont-ils étudiées avec le plus grand intérêt (Luc 21:24; Dan. 4:10-17). Jésus a également décrit un signe composé dont l’accomplissement coïnciderait avec la réalisation des prophéties d’ordre chronologique, de sorte qu’on pourrait identifier la génération qui verrait le nouvel ordre de Dieu (Luc 21:7-36).

A ce sujet, Jésus christ avait déclaré que durant ce signe: «beaucoup de faux prophètes se lèveront et en égareront beaucoup» (Matthieu 24:11), et encore : «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez» (Matthieu 7:15-16).

Le pouvoir de persuasion est tel, que même les perspicaces peuvent être abusés, comme le souligne si bien le prophète Daniel (12 :34).

Malheureusement, il est arrivé que certains nourrissent de faux espoirs sur la base de commentaires bibliques erronés. Quelques-uns ont commis l’erreur de perdre la foi ou de cesser de s’intéresser à la réalisation des desseins de Dieu. Quant à d’autres, ils ont continué de garder présent à l’esprit le conseil suivant de Jésus: “Restez donc aux aguets, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient” (Mat. 24:42).

 

Comment les reconnaître

Étant donné qu’ils peuvent user d’une douceur feinte, il est difficile de les mettre à jour. Notons cependant les déclarations de Moïse et de Jésus.

Et si tu dis dans ton cœur : “ Comment reconnaîtrons-nous la parole que YaHWaH (nom divin en langue arabe) n’a pas dite ? ” Quand le prophète parlera au nom de YaHWaH et que la parole n’arrivera pas ou ne se réalisera pas, c’est là la parole que n’a pas dite. Le prophète l’a dite par présomption. Tu ne devras pas avoir peur de lui (Deutéronome 18:21-22).

Ainsi, si quelqu’un ou une institution condamne ou critique les déclarations d’un autre croyant, il ou elle se place en vrai proclamateur des déclarations divines. Donc en censeur de ceux qui lui sont hostiles ou opposés ( dans le passé, il y a eu de nombreux croyants qui ont été excommuniés - voire chauffés à l’excès - sur un bûcher).

Par conséquent et conformément à la déclaration de saint Jean, je cite : « Bien-aimés, ne croyez pas toute parole inspirée, mais éprouvez les paroles inspirées pour voir si elles viennent de Dieu, parce que beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde » (1 Jean 4:1), s’il s’avère que les déclarations s’avèrent fausses avec le temps, le censeur était un faux prophète.

Pour résumer, il est important de faire attention à ce qui peut se dire, car la personne ou l'organisation religieuse qui se place en vrai, au sujet de choses fausses, est menteuse. Sa proclamation qui condamne les autres, place cette personne ou cette institution en tant que faux prophète.

Il est connu de tous aujourd’hui que le christianisme, ne se porte pas très bien. Un responsable religieux qui prétendrait le contraire se placerait en opposition complète avec la déclaration du vrai prophète Jérémie. Celui-ci faisait cette déclaration au sujet du peuple d’Israël, valable pour nous aujourd’hui : «Et ils essaient de guérir l’effondrement de mon peuple à la légère, en disant : ‘ Il y a la paix ! Il y a la paix ! ’ alors qu’il n’y a pas de paix» (Jérémie 6:14)

Jésus quant à lui, a souligné que c’est à leurs fruits que nous pourrions les reconnaître (fruits spirituels bien entendu). L’auteur invite chacun à lire la lettre de Paul aux Galates, chapitre 5, versets 22 et 23, ainsi que la lettre du disciple Jacques, chapitre 3, versets 17 et 18, et constater par lui même. Et ce n'est ni l'usage du nom divin, ni l'utilisation des Saintes Écritures, qui détermine qui est approuvé par Christ, mais les oeuvres en harmonie avec la volonté divine.

 

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Étude et commentaires du Livre Sacré
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